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Contre Énergie Est, la destruction coloniale ainsi qu'environnementale et la collaboration syndicale (an english version follows)

Contre Énergie Est, la destruction coloniale ainsi qu'environnementale et la collaboration syndicale (an english version follows)

(vu quelque part sur Internet, from somewhere on the Internet)

Contre Énergie Est, la destruction coloniale ainsi qu'environnementale et la collaboration syndicale
> Manif-action jeudi 1er septembre, 14h

Le projet Énergie Est est dénoncé partout par les peuples autochtones. Le projet est fortement remis en question également par plusieurs villes du soi-disant «Québec» dont 82 dans la seule communauté métropolitaine de soi-disant «Montréal». Il fait l'objet d'une constante remise en question, voire d'un constant refus, par d'innombrables personnes partout où il doit passer.

Comme l'écrit Reclaim Turtle Island :

« TransCanada, un des principaux propagateurs et bénéficiaires du lent génocide industriel appelé sables bitumineux, a proposé ce projet massif de pipeline sur 4500 kilomètres qui a l'intention de traverser l'Île de la Tortue de l'ouest à l'est. Partant du territoire occupé des Chipewyan et des Cris, le pipeline ''Energy Beast'' est supposé pomper 1.1 million de barils de bitume à chaque jour jusqu'aux territoires Wolastoqiyik et Mi’kmaq au soi-disant «Nouveau-Brunswick». Le bitume se rendra à la raffinerie Irving Oil dans le territoire Wolastoqiyik à soi-disant «Saint-John», «Nouveau-Brunswick», où il sera transporté par des pétroliers géants en direction des marchés internationaux.

Le ''Energy Beast'' tant en dimension que portée fait ombrage au pipeline Keystone XL, il aura des impacts sur plus de 60 communautés autochtones sur son trajet. Du milieu des plaines aux roches roses du lac Supérieur, à travers les basses-terres des Grands Lacs et la côte est de nos territoires, modes de vie et peuples sont mis en jeu au profit de l'avide capitalisme industriel assoiffé du sang pétrolier. Les besoins de ce projet requièrent de nouveaux développements sur les territoires autochtones, incluant non seulement la construction du pipeline, mais aussi des stations de pompage, des terminaux terrestres ainsi que maritimes et d'autres projets de méga-infrastructures sur la carapace de la Tortue. »

Ce grand serpent de métal dévastateur se ferait sans le consentement préalable et éclairé des communautés autochtones, en mettant en péril les cours d'eau et la biodiversité et en poursuivant le lent et progressif écocide en cours.

Alors que de plus en plus l'unanimité se crée contre ce projet, « une coalition inusitée faite de grands regroupements de gens d'affaires et des deux principales associations syndicales de la construction au Québec s'est portée à la défense du projet.

La Fédération des chambres de commerce du Québec, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, le Conseil du patronat du Québec et d'autres se sont ainsi momentanément alliés à la FTQ-Construction et au Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), peu avant la tenue à Montréal des audiences de l'Office national de l'énergie sur le projet de pipeline de TransCanada. »
(Alexandre Shields, journaliste du Devoir)

Personne ne sera particulièrement surpris de voir les agences du capitalisme, des patrons et des propriétaires se porter à la défense de ce projet de méga-développement/méga-destruction. Par contre, certain.e.s seront peut-être surpris.e.s par cette collaboration syndicale, collaboration si bien illustrée dans une lettre de l'Association Unie des Compagnons et Apprentis de l'industrie de la Plomberie et de la Tuyauterie des États-Unis et du Canada, Local 144 :

«Depuis 2014, le Conseil provincial (International) ainsi que le local 144 se sont impliqués activement auprès de TransCanada afin de faire connaître les bienfaits de son projet Énergie-Est. Entre autres, nous avons été le seul syndicat qui a pris la parole lors de l'annonce du dépôt du projet à l'Office national de l'énergie le 30 octobre 2014. Suite à cette sortie médiatique, nous avons été continuellement en contact avec la compagnie afin de mieux informer nos membres, de défendre nos intérêts et de contribuer à la compréhension des enjeux par nos partenaires économiques et politiques».

Néanmoins, nous n'en sommes pas dupes. L'entreprise syndicale est un rouage essentiel du colonialisme parce qu'il s'appuie sur le même développement industriel et capitaliste qui détruit les peuples autochtones, leurs modes de vie traditionnels et leurs environnements. Cette entreprise syndicale cherche à maximiser les gains des colons employé.e.s pour engraisser ses coffres et ceux de cette minorité favorisée de la classe prolétarienne. En aucun cas, ce syndicalisme ne remet en question le capitalisme-colonialisme-patriarcat, il ne vise qu'à en prendre son parti.

Lundi se sont ouvertes les audiences de cet Orifice national de l'énergie dans la plus vive contestation. Certaines personnes ont traité justement ce processus de «mascarade» et de «kermesse». Un grand cirque des affairistes comme en témoigne ce scandale qui a donné le ton à l'ouverture de ces audiences :

« Celles-ci débutent sous un véritable parfum de scandale : deux commissaires étudiant le projet font l’objet de demandes en récusation car des documents rendus publics récemment révèlent qu’ils auraient eu une rencontre secrète avec Jean Charest, en janvier 2015, alors que l’ancien premier ministre du Québec était en relation d’affaires avec TransCanada», comme l'écrivait le Front commun pour une transition énergétique.

Grâce à nos camarades qui ont joyeusement interrompu ce spectacle, ces risibles audiences se sont hâtivement arrêtées à soi-disant «Montréal». Il ne restera maintenant qu’à enterrer définitivement ce projet.

Il est plus que temps que nous nous rassemblions pour détruire le processus colonial et pour défendre les territoires. Stoppons ces projets destructeurs et tous ceux/toutes celles qui les défendent !

Pour la libération de la terre et des peuples autochtones! Contre le monde du capital et sa dévastation de tout!

Against Energy East, environmental and colonial destruction and union collaboration
> Manif-action, Thursday Septembre 1st

The Energy East project is denounced everywhere by indigenous peoples. The project also is put into question by several cities of so-called “Quebec”, including 82 in the Metropolitan Community of so-called “Montreal” alone. It is constantly challenged, even refused, by countless people everywhere it is traced to pass.

According to Reclaim Turtle Island :

“TransCanada, one of the key proponents and benefactors of the slow industrial genocide known as the tar sands, has proposed a massive 4,500-kilometre pipeline that intends to stretch across Turtle Island from west to east. Starting in occupied Chipewyan and Cree territories the Energy Beast pipeline is slated to pump 1.1 million barrels of bitumen a day all the way to unceded Wolastoqiyik and Mi’kmaq territories in so-called New Brunswick. The bitumen would meet an Irving Oil refinery in Wolastoqiyik territory in so-called Saint John, NB where it will be shipped by supertanker for international use.”

“The Energy Beast, which in size and scope makes the Keystone XL look modest, impacts at least over 60 Indigenous communities along its route. From the middle of the plains to the pink rocks along the northern shore of Lake Superior through to the Great Lakes lowlands and into the east coast our territories, lifeways and peoples are being put on the line for industrial capitalism’s greedy thirst for bloody oil. The necessity of this project requires new development on Indigenous territories, including not only pipeline construction, but pumping stations, land and marine terminals and other mega-infrastructure projects along the Turtle’s Back.”

This enormous, destructive metal snake would, without the prior and informed consent of the indigenous communities, put the waterways and ecosystems in danger and continue the slow, incremental ecocide already under way.

As the unanimous objection to this project grows stronger, “an unexpected coalition formed of great business groups and the two main construction unions of Quebec to defend the project.

The Federation of Chambers of Commerce of Quebec, the Metropolitan Montreal Chamber of Commerce, the Employers Council of Quebec and others temporarily made an alliance with FTQ-Construction and the Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), shortly before the National Energy Board audiences on the TransCanada pipeline were held in Montreal.”
(Alexandre Shields, journalist for Le Devoir)

None will be surprised to see these agencies of capitalism, bosses and landlords stand in defence of this mega-development/mega-destruction project. However, some might be surprised of this unionised collaboration, which is well demonstrated in this letter from the United Association of Journeyman and Apprentices of the Plumbing and Pipe Fitting Industry of the United States and Canada, Local 144:

“Since 2014, the Conseil provincial (International) as well as the Local 144 have been implicated actively with TrasnCanada to publicise the benefits of its Energy East project. Also, we were the only union to speak during the announcement of the Energy East project at the National Energy Board on Octobre 30th, 2014. Following this media release, we have been in constant contact with the company to better inform our membres, defend our interests and contribute to the comprehension of the issues by our economic and political partners.”

However, we are not blind. The union enterprise is an essential cob of colonialism because it rests on the same industrial and capitalist development that destroys indigenous peoples, their traditional ways of life and their environments. This union enterprise is looking to maximise the gains of employed settlers to fill its coffers and those of this privileged minority of the proletarian class. In no occasion does this unionism question this capitalism-colonialism-patriarchy, aiming solely to benefit.

Monday, the National Energy Board’s consultations on Energy East started under severe protest. Some people called this process a “masquerade” or “mess”. A great circus of business people as is witnessed during this scandal that gave the tone to the audience:

“These begin under a truly scandalous scent: two commissaries reviewing the project are under scrutiny because the documents made public recently reveal that they would have had a secret meeting with Jean Charest in January 2015, while the ex prime-minister of Quebec was in a business relation with TransCanada.”, as written by the Front commun pour une transition énergétique.

Thanks to our comrades that joyfully put an end to that show, these laughable audiences have promptly stopped in so-called “Montreal”. All that is left is to bury that project for good.

It is more than time that we unite to destroy that colonial process and defend the territories. Let us stop these destructive projects and all those whom defend them!

For the liberation of the earth and indigenous peoples! Against the world of capital and its devastation of all!

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