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Avec les Innus et les Attikamekw défendant leur souveraineté ! Contre les traités du Regroupement Petapan et Tshash Petapan !

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Photo de Rick Cognyl Fournier (Rick, t'es hot ! Tshinishkumitinau !)
Photo de Rick Cognyl Fournier (Rick, t'es hot ! Tshinishkumitinau !)

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Avec les Innus et les Attikamekw défendant leur souveraineté ! Contre les traités du Regroupement Petapan et Tshash Petapan ! Non aux traités coloniaux !*

Le rassemblement d'aujourd'hui vise à répondre à un appel à l'action de camarades Ilnuatsh et Attikamekw contre les traités du Regroupement Petapan et Tshash Petapan. Les traités coloniaux font partie de l'arsenal de l'exploitation continue des peuples et des territoires, ils sont là pour donner de la légitimité aux processus de conquête et accompagnent l'expansion capitaliste qui vise à continuer le pillage des territoires qui transforment les habitats des différentes espèces vivantes en «ressources» pour les marchés.

«Une lutte pour la survie est en cours pour les Innus. Avec les conseils de bande de Mashteuiatsh, Essipit et Nutashquan, SHESHATSHIT et Nutuashish les gouvernements fédéral et provincial veulent négocier ce qu’ils appellent une autonomie gouvernementale innue. En réalité, ce n’est rien d’autre que la perte des Droits ancestraux et de leur territoire, le Nitassinan. Au final, les Innus ne pourront plus pratiquer la chasse traditionnelle et cérémonielle comme ils le font depuis des millénaires en total respect avec la nature. Il s’agit d’une autre tactique d’assimilation mise de l’avant par les divers paliers de gouvernements. Ils poursuivent leur éternelle logique de colonisation. C’est ainsi qu’ils tentent de diviser la Nation Innue en voulant négocier à la pièce avec seulement 5 des 11 communautés innues présentes sur le territoire du soi-disant "Québec" et soit-disant Labrador. Il faut rappeler que jamais le Nitassinan n’a été cédé par voie de traité. Leur "projet d’entente" touche aussi le territoire des Attikamekw. Devant cette situation, un Regroupement d’Innus et d’Attikamekw en résistance est né. Des blocages ont déjà eu lieu, et d’autres actions sont planifiées. Non à la séparation! Non au Traité!», écrivait un camarade innu.

«Suivant ce filon, le traité Petapan apparaît en pleine lumière comme la dernière manœuvre de la même vieille guerre de la civilisation à ce qui, dans les formes de vies autochtones, s'avère tout à fait irréconciable avec son hégémonie. De fait, la reconnaissance formelle du titre Innu sur ces territoires, loin de leur laisser le soin de décider par et pour eux-mêmes de leur destin, camoufle insidieusement l'extinction pure et simple du « problème Indien », c'est-à-dire la Termination définitive de leur spécificité, résorbée dans l'ordre du détail folklorique. C'est bien simple : dans leur manière de traiter avec les amérindiens – dans ce qui fût, rappelons-le, le plus vaste génocide de l'histoire humaine –, les États coloniaux n'ont pas tersgiversé entre 56 solutions. À la rigueur, leur attitude a oscillé, suivant les opportunités du moment, entre trois options : a) les déplacements forcés jusqu'au confinement carcéral dans des réserves b) l'assimilation par l'éducation aux mœurs occidentales, et tout d'abord à la propriété privée c) le pur et simple massacre. Trois variantes d'un même processus implacable, visant à venir à bout du traitement « spécial » réservé aux autochtones. Pour en finir avec les réserves, et à terme, en finir tout bonnement avec le « fait autochtone », issu du texte L’autre souveraineté, première partie: les Innus (lu sur le site littor.al)

Les traités sont donc la continuité de l'extinction de l'existence même des peuples autochtones, un épisode dans l'historique génocidaire du Québec et du Canada.

*Non aux traités coloniaux ! Non aux traités coloniaux ! Non aux traités coloniaux !!!*

*Hydro-Québec : écocide et ethnocide !*

*75 Boulevard René-Lévesque Ouest, à Montréal*

Les traités sont là entre autres pour donner une apparence de légitimité à l'expansion du capitalisme. Une entente avec GNL Québec pour le projet Énergie Saguenay a aussi été signé par le même chef Dominique, le chef de Mashteuiatsh, chef de négociation du Regroupement Petapan, en congé prolongé, pour la construction d'un immense port pour le transport du gaz de l'ouest, lui-même qui serait issu de la destruction des territoires de peuples souverains. Nous y reviendrons plus tard dans notre route. Ce projet poursuivrait la dévastation du Nitassinan et de la souveraineté innue. Hydro-Québec fournirait l'électricité nécessaire pour la réalisation de ce projet. Ce même Hydro-Québec sur lequel est fondé le colonialisme québécois, autrement dit le «Québec moderne», qui détruisa de larges secteurs du Nitassinan, perturbant complètement les milieux de vie, détruisant les modes de vie traditionnels innus et cris ainsi que les habitats d'espèces variées.

«Un mythe est construit autour de l’hydro-électricité comme étant une source d’énergie verte et renouvelable. On la vante presque comme étant /le joyau national/du soi-disant « Québec » avec ses nombreuses rivières d’eau douce à gros débit. En réalité, nous devons percevoir l’hydro-électricité comme une ressource exploitable, vendable autant que peuvent l’être le fer, l’uranium ou le pétrole. Aujourd’hui, le territoire est complètement défiguré, il ne reste que quelques rivières à gros débit n’étant pas encore envahies par des barrages. L’électricité si propre dont ils parlent est en fait une gigantesque entreprise de destruction des écosystèmes, de pollution des rivières et de destruction des modes de vies des communautés dont la survie dépend de ces rivières. Quand un barrage est construit, le cours d’eau est bloqué et un réservoir se crée venant ainsi inonder une grande surface de territoire. Les arbres et les végétaux inondés meurent et libèrent du méthane et du dioxyde de carbone dans l’eau et dans l’air. Le méthane et le dioxyde de carbone sont des gaz à effet de serre; on répertorie que 12% des gaz à effet de serre émis sur le territoire colonisé par l’État Canadien viennent des barrages hydro-électriques. Une autre conséquence de ces inondations est la contamination des eaux par le méthyle-mercure venant de la libération du mercure inorganique fossilisé dans les sols. Lorsque le sol est inondé, le mercure libéré se transforme en méthyle-mercure, une neurotoxine, qui se retrouve par la suite dans la chaîne alimentaire. Les poissons, les animaux et les humains qui la consomment peuvent développer toutes sortes de maladies, dont des troubles cardio-vasculaires et des cancers. Il est d’ailleurs déconseillé aux gens de consommer les poissons de ces rivières pendant une période de 30 ans suivant l’inondation d’un bassin. En résumé, de nombreuses rivières d’eau douce du soi-disant « Québec », autrefois potable, ont été intoxiquées. Les animaux et les humains qui en dépendent s’empoisonnent ou perdent leur source d’eau potable. L’existence de réservoirs qui accumulent l’eau au printemps et en été pour la rejeter lorsque vient l’automne et l’hiver modifie également les courants et la salinité des étendues d’eau salée en aval. L’arrivée de subit apport d’eau douce hors saison va, par exemple, sur les baies James et d’Hudson, avoir comme conséquence que la glace qui se forme est plus fragile et fond plus rapidement au printemps – un réel problème pour ceux qui dépendent de la glace pour trouver leur nourriture. Résultat : des écosystèmes vieux de milliers d’années et des formes de vies ancestrales perturbées et détruites, afin d’avoir une énergie /verte et renouvelable/», tiré d'Interruption <https://interuption.noblogs.org/>, brochure écrite dans le contexte de la lutte contre la ligne de 735kV Chamouchouane-Bout-de-l'île.

Pour le Conseil Attikamek-Montagnais (CAM), en 1979,

   [l]es irréparables dommages causés par tous les aménagements
   hydroélectriques nous ont, en conséquence, affectés profondément
   dans notre mode de vie et dans notre identité de peuples de
   chasseurs. De nombreux territoires de chasse familiaux, autrefois
   des plus productifs, sont ainsi devenus à peu près inutilisables. Le
   bien-être des hydro-québécois repose donc en fait sur notre
   dépossession et notre misère.

D'Hydro-Québec à GNL Québec, c'est tout le colonialisme québécois qui s'exprime qu'il soit public ou vendu à des intérêts étrangers comme à ceux des compagnies tels que Freestone International LLC etBreyer Capital LLC qui sont les véritables intérêts financiers derrière le projet Énergie Saguenay de GNL Québec.

«Notre héritage est à tous égards colonial, à la croisée de deux empires dont les débris culturels s’empilent là où le fleuve se rétrécit, dans une confusion génético-politique typique de la violence de conquête. « Maîtres chez nous » : celui qui réclame le titre de maître était donc l’esclave. L’esclave de qui, demandera-t-on? Ben l’esclave des Anglais, l’esclave impérial, le nègre blanc (quand on dit « Anglais », amis, on veut dire l’empire, pas les personnes – c’est comme quand les Indiens parlent des Blancs). Juste une affaire. La solution de nos pères esclaves, c’est drôle, n’a pas été d’abolir l’esclavage, mais de remplacer le maître. Mais le remplaçant, il devient le maître de qui? On découvre, posant cette question, que la mise en place de notre politique de maîtrise, la conquête hydro-électrique de la baie James, correspond au moment historique où les Québécois ont remplacé les Anglais dans l’entreprise continentale de colonisation des peuples autochtones. « Maître chez nous », le Québec signe la Convention de la Baie-James, « nous » devenons « Hydro-Québec ». Maître de qui? Maître des Indiens, propriétaires des rivières, responsables de la violence impériale sur un territoire qui n’est pas le « Québec » sinon que dans la paperasse britannique, décideurs unilatéraux de la manière de vivre des autres. On veut-tu s’identifier à ça? Pour vrai? Pis quand la question autochtone se pose, on dit : « oui, oui, c’est certain, c’est important, on veut y aller, on aime les Indiens! ». Je trouve qu’il va falloir pis vite passer mentalement de la grammaire de la domination (« maître chez nous ») à quelque chose qu’on ne connaît pas encore qui s’appellerait l’indépendance, et ça va impliquer de commencer à se relaxer le papa pis le monsieur pis l’État fort pis le nous pis la leçon de sérieux, question de ne pas comme des caves aller dire aux Innus qui se font passer des lignes à haute tension dans la face que c’est « eux » Hydro-Québec», comme l'écrivait Dalie Giroux.

https://trahir.wordpress.com/2015/06/12/giroux-hydro-quebec/

 Je n’aime pas Hydro, m’aimez-vous quand même?
 <https://trahir.wordpress.com/2015/06/12/giroux-hydro-quebec/>

Par Dalie Giroux <https://trahir.wordpress.com/category/dalie-giroux/>, philosophe en résidence au OFF.T.A. <http://offta.com/> | /texte publié une première fois sur le site du OFF.T.A. <http://offta.com/news/57/69/6-Je-n-aime-pas-Hydro-m-aimez-vous-quand-meme>/

/*Hydro-Québec : écocide et ethnocide ! Ni Québec, ni Canada !*/

*GNL Québec : à l'avant-garde de la poursuite de l'écocide et de l'ethnocide*

/*4000-1 Place Ville-Marie, Montréal*/

Le projet Énergie Saguenay de GNL Québec est à l'avant-garde des nouveaux projets de pillage des territoires, de termination de la souverainté innue et d'écocide. Il a pour mission d'acheminer le gaz de l'ouest issu de la destruction d'autres territoires et peuples autochtones souverains vers les marchés européens et asiatiques.

«Pour approvisionner le complexe industriel, les promoteurs misent sur la construction d’un gazoduc d’un mètre de diamètre et d’une longueur de 650 kilomètres. Celui-ci se connecterait à un gazoduc opéré par TransCanada PipeLines. Il transporterait du gaz provenant des zones exploitées en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique. Dans ces régions, l’exploitation de gaz naturel dit /« non conventionnel »/, dont le gaz de schiste, est en pleine croissance.»

«L’ambitieux projet prévoit l’implantation d’infrastructures de liquéfaction, d’entreposage et de transbordement de gaz naturel dans la zone portuaire de Grande-Anse, située à La Baie, au Saguenay. Ce port en eaux profondes est situé à une quinzaine de kilomètres à l’est de Chicoutimi.

C’est là que serait construite l’usine qui servirait à liquéfier les 11 millions de tonnes de gaz naturel exportées chaque année à bord de méthaniers de type Q-Flex. Ces imposants navires peuvent transporter 217 000 m3 de gaz. Ils atteignent une longueur de 297 mètres et une largeur de 45 mètres.

160 navires dans le parc marin

Selon les documents de présentation d’Énergie Saguenay, jusqu’à 160 de ces navires remonteraient chaque année la rivière Saguenay, /« soit trois ou quatre par semaine »/. Chemin faisant, ils traverseraient le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, une aire marine protégée mise en place pour protéger l’habitat du béluga du Saint-Laurent. En calculant les allers et les retours, on parle de six à huit passages par semaine», écrivait Alexandre Shields dans son article *Après le pétrole, le gaz de l’Ouest*

*Évalué à 7,5 milliards, le projet Énergie Saguenay prévoit un gazoduc et une usine de liquéfaction*

*http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/439661/apres-le-petrole-le-gaz-de-l-ouest*

«Le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent [seul parc marin de la soi-disant «province»] est renommé pour être la pouponnière du béluga, récemment classé dans la liste des espèces en voie de disparition au Canada. C’est l’endroit même qui est depuis plusieurs mois au centre d’un autre projet controversé d’exportation d’hydrocarbure: le terminal pétrolier à Cacouna d’Énergie-Est», comme nous le rappelle Boréalisation.

http://www.borealisation.org/borealisation-soppose-au-projet-de-port-methanier-energie-saguenay-2/

C'est ainsi que GNL Québec vise la poursuite de l'expansion écocidaire et ethnocidaire du capitalisme.

*Non à GNL Québec ! Non à Énergie-Est ! Pour les bélugas, contre la bourgeoisie ! Pour la défense des différentes espèces et la souveraineté des peuples autochtones !*

*Pour la souveraineté ilnue et la vie libre !*

«Si l'opposition au traité Petapan voit clair dans le jeu du gouvernement, c'est qu'elle part de son propre mode de vie éprouvé. En ce qui concerne la pratique millénaire de la chasse, de la trappe et de la pêche, le traité ne vise rien de moins que l'extinction de ce mode de vie, passé sous le vocable de « l'harmonisation » des pratiques traditionnelles avec les systèmes québécois et canadien de permis, de certificats, d'enregistrement des prises, de périodes de chasse et de quotas de captures (point 5.7 de l'entente de principe) C'est donc le mode de vie le plus propre aux autochtones d'avant la colonisation – la chasse et la pêche comme moyen principal de survie –, qui se retrouve attaqué dans un de ses derniers retranchements sur le continent. Là, où se sont réfugiés les derniers animaux sauvages pouvant subvenir aux besoins d'une population limitée de chasseurs-trappeurs, la convoitise des minières et des hydroélectriques entend détruire ce que les colonies de peuplement ont chassé partout ailleurs. Or, le rapport des Innus traditionalistes opposés au traité Petapan à la pratique ancestrale de la chasse est considéré comme « sacré ». Autant dire qu'elle ne saurait être « harmonisée » avec les normes blanches sans perdre son âme. La chasse, entendue au sens plein, comme activité spirituelle inaliénable, renferme une relation immémoriale au territoire Innu, et un savoir sur la manière d'y vivre d'autant plus durablement qu'elle se passe de tout développement. Comme le rappelle un occupant-chasseur <http://ucl-saguenay.blogspot.ca/2016/03/nitassinan-non-la-separation-non-au.html> de territoire innu : « /Nos ancêtres ont vécu sur ce territoire bien avant la création des Conseils de bande par les Européens. Ils nous ont transmis les connaissances nécessaires pour vivre et s’organiser pendant des millénaires sur le Nitassinan. Nous n’avons pas besoin d’un traité et d’un gouvernement pour contrôler et limiter nos pratiques traditionnelles. La longue marche innue n’a jamais eu besoin des lois européennes sur le Nitassinan! » /

Il ressort donc que ce souverainisme autochtone en réémergeance au soi-disant Québec n'est pas celui qui se dit dans les conseils de Bande et se lit dans les ententes de principe. Les regroupements de chasseurs innus et attikamekws opposent une indépendance/de fait /à l'indépendance /de jure /du traité Petapan, dénoncé comme une incursion de la conception européenne de l'État. Il ne faut donc pas hésiter, s'il s'agit de supporter cette affirmation autochtone d'une indépendance ancestrale, à répondre à leur appel à la solidarité. En reconnaissant, d'abord, en quoi les structures mises en branle par les négociations du traité sont entièrement tributaires des Blancs – rappelons que plus de 50% des employés du conseil de Bande d'Essipit sont en réalité des Blancs venant des Escoumins et d'autres municipalités limitrophes; la résistance à leurs manœuvres insidieuses est ainsi tout autant du ressort de la solidarité non-autochtone que de la résistance des communautés concernées. En prenant au sérieux, ensuite, les conceptions du monde et du territoire spécifiques à ces communautés, comme incarnant le vrai visage d'une résistance continue aux aggressions de la civilisation du développement, en même temps que leur cible privilégiée. Ce qui amène à se demander, concrètement, comment reconnaître leur indépendance de fait, et comment assister à leur rejet des projets extractivistes. Car cette île de la Tortue où l'on séjourne renferme nombre de manières de vivre farouchement souveraines, qui ne demandent qu'à être considérées à ce titre dans nos esprits. Quitte à devoir y dissoudre ce qu'on a pris coutume de considérer comme le Québec et le Canada». C'est ce que nous pouvons lire dans les derniers paragraphes de cet excellent texte L’autre souveraineté, première partie: les Innus lu sur le site littor.al.

*Comme le disait un camarade innu :*

*«NON AUX TRAITÉS COLONIAUX! NOS DROITS ET NOTRE TERRITOIRE NE SONT PAS À VENDRE!»*


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